

Au coût de 1,5 milliard, le MTQ souhaite reconstruire les échangeurs Turcot, deLa Vérendrye, Angrignon et Montréal-Ouest et l'autoroute 20 de part et d'autre de l'ancienne gare de triage Turcot. Les 280 000 automobiles circulant quotidiennement au Complexe Turcot passeront à 306 000 à la fin des travaux vers 2015, soit une augmentation de 10%. Plusieurs bretelles de l'échangeur seront construites sur des remblais, souvent contigus à des secteurs résidentiels et scolaires, avec pour conséquence de rapprocher les voies de circulation à très haut débit de la population vivant à proximité. Les voies ferrées seront remplacées, entrainant du coup, le réaménagement de nombreux espaces.
Dans le quartier Saint-Henri, 160 logements seront démolis en raison du déplacement des voies de circulation. Des nuisances importantes seront vécues par la population. D’ailleurs, la population et les groupes communautaires critiquent beaucoup le projet Turcot tel que présenté par le MTQ et une coalition est née. Une de leurs réunions d’information a réuni près de 400 personnes opposées au projet actuel. La coalition Mobilisation Turcot veut un projet à échelle plus humaine où les transports collectifs et actifs seront privilégiés. Plusieurs villes ont d’ailleurs déjà fait le choix en ce qui concerne le transport leur permettant de lutter contre les changements climatiques et la dépendance au pétrole.
Le site, localisé près du centre-ville, dispose de plusieurs atouts dont la présence de l’ancienne gare de triage Turcot qui pourrait être redéveloppée. Le canal Lachine et la falaise Saint-Jacques qui pourraient aussi être mises en valeur. Le projet Turcot sera examiné devant le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE).
La charrette d’urbanisme 2009 contribuera à ouvrir le débat vers des aménagements alternatifs permettant de développer d’autres stratégies de mobilité durable aux conséquences urbanistiques, environnementales et de santé bénéfiques collectivement.